
« La terre appartient à celui qui la cultive » : cette idée reste plus que jamais d’actualité.
Hier à l’Assemblée nationale, j’ai eu l’honneur d’ouvrir, aux côtés de Dominique Potier que je remercie pour l’organisation de ce bel évènement, une conférence consacrée aux 80 ans du statut du fermage.
Adoptée le 13 avril 1946, cette loi fait partie des grandes conquêtes sociales issues du Conseil national de la Résistance, au même titre que la sécurité sociale ou le droit de vote des femmes.
👉 Elle a profondément transformé notre agriculture :
• en mettant fin au métayage et à des formes d’exploitation héritées du Moyen-Âge,
• en garantissant aux fermiers stabilité et droits,
• en permettant l’investissement, la modernisation et le développement de nos exploitations.
Comme je l’ai rappelé, le statut du fermage a été un facteur déterminant de la modernisation agricole française en donnant aux agriculteurs un horizon et une sécurité.
Mais ce socle, aussi solide soit-il, doit aujourd’hui être interrogé.
👉 Nouveaux enjeux fonciers, évolution des formes sociétaires, accès au foncier pour les jeunes, pression spéculative…
Nous devons faire évoluer cet héritage sans en trahir l’esprit.
Car une conviction demeure :
📣 la terre ne peut pas être un simple actif financier.
Elle doit rester un outil de travail au service de celles et ceux qui la cultivent.
Merci à l’ensemble des intervenants pour la richesse des échanges, et à toutes celles et ceux qui continuent de faire vivre ce modèle agricole.
🎥 Retrouvez le replay complet de l’évènement sur YouTube !


