
Ce matin, à l’initiative d’Oceana, j’ai pu échanger avec le Commissaire européen Costas Kadis sur l’avenir de notre politique des produits de la mer.
🎯 Mon message : au-delà des aspects techniques ou économiques, c’est une question politique qui se joue. Le règlement qui encadre aujourd’hui le marché a plus de dix ans, et le monde a changé depuis. Il est temps de le réformer autour de trois priorités.
🛡️Protéger nos producteurs, d’abord. On ne peut pas imposer des règles strictes à nos pêcheurs et aquaculteurs tout en laissant entrer des produits qui ne respectent aucun de nos standards. Sans tomber dans le protectionnisme, l’accès à notre marché doit être conditionné au respect de nos exigences environnementales et sociales.
🏷️ Informer le consommateur, ensuite. Aujourd’hui, face à deux poissons en rayon, l’un pêché selon nos règles et l’autre importé sans les mêmes garanties, rien ne permet vraiment de faire la différence. Je défends une information claire sur l’origine, la méthode de production, le pavillon du navire ou la traçabilité, avec des outils qui existent déjà, comme les tests ADN contre l’étiquetage trompeur.
🧒 Préparer l’avenir, enfin. Sans renouvellement générationnel, ce secteur disparaît. Les jeunes qui veulent devenir pêcheurs ou aquaculteurs doivent pouvoir en vivre, ce qui suppose de les accompagner dans l’accès au financement et de leur réserver une partie des quotas.
Nous devons construire une véritable politique européenne des produits de la mer, pas seulement gérer la ressource.
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