
Un grand honneur pour moi dâouvrir ce matin au Parlement europĂ©en la confĂ©rence de lâAssociation internationale des juristes du droit de la vigne et du vin (AIDV), consacrĂ©e aux liens entre vin, droit et institutions europĂ©ennes. Des Ă©changes de grande qualitĂ© au service dâune cause commune !
Dans un secteur aussi structurant que celui du vin, les juristes jouent un rĂŽle central dans la conception des politiques publiques, leur mise en Ćuvre et leur interprĂ©tation.
Cette confĂ©rence est Ă©galement pour moi un retour aux sources, celles de ma formation acadĂ©mique en droit europĂ©en oĂč le vin et les alcools ont souvent inspirĂ© la jurisprudence⊠qui ne connait pas l’arrĂȘt « Cassis de Dijon » !
Ă travers mon expĂ©rience de nĂ©gociation sur le Paquet vin, jâai souhaitĂ© rappeler que nous devons tourner la page de la dĂ©rĂ©gulation ouverte en 2008 et rĂ©affirmer le rĂŽle de la rĂ©gulation europĂ©enne.
Plusieurs avancées importantes ont été obtenues :
⹠la pérennisation des autorisations de plantation,
âą le retour des aides Ă lâarrachage dans la PAC,
âą le renforcement du rĂŽle des interprofessions dans la formation des prix,
⹠et la reconnaissance du rÎle économique des indications géographiques, au-delà de la seule qualité.
Nous devons également accompagner les évolutions du secteur : nouvelles attentes des consommateurs, développement des vins désalcoolisés, transition écologique et innovation variétale.
Mais des débats importants restent ouverts, notamment sur la reconnaissance de certains cépages hybrides, qui représentent aussi une part de notre patrimoine viticole.
đ Le vin est Ă la croisĂ©e des enjeux Ă©conomiques, culturels et juridiques.
Câest en croisant les regards entre juristes, producteurs, institutions, que nous pourrons construire des rĂšgles adaptĂ©es aux dĂ©fis Ă venir.


