Les femmes seraient les premières victimes de la suppression de la conditionnalité sociale dans la PAC

Si les femmes sont peu nombreuses à être cheffes d’exploitation, elles sont très souvent aux côtés des exploitants, sans statut dans de nombreux pays européens et dans l’ombre. Elles sont aussi les moins bien rémunérées. Lorsqu’un exploitant tombe malade ou rencontre des difficultés, ce sont souvent elles qui doivent prendre le relais et assumer seules la gestion de l’exploitation. 

Il est du devoir de l’Union européenne de reconnaître pleinement leur travail et de leur garantir un véritable statut, quel que soit le pays. 

À l’occasion de la Semaine européenne de l’égalité des genres, rappelons que l’égalité entre les femmes et les hommes doit aussi se construire dans nos campagnes et au sein du monde agricole. Elle passe par la reconnaissance du travail des femmes, leur juste rémunération et la garantie de leurs droits sociaux. 

Alors que le Conseil a choisi d’écarter la conditionnalité sociale de sa position de négociation sur la PAC, le Parlement européen doit prendre ses responsabilités et se battre pour préserver cet acquis. À celles et ceux qui envisagent aujourd’hui de supprimer cette protection, je demande de mesurer les conséquences d’une telle décision, à commencer pour les femmes qui travaillent dans nos exploitations agricoles. 

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